ACCUEIL

Affichage des articles dont le libellé est EFECoalition civile pour l'application de l'article 19 de la Constitution. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est EFECoalition civile pour l'application de l'article 19 de la Constitution. Afficher tous les articles

vendredi 11 avril 2014

Constitution, Artcile 19

                   http://www.iffuspress.com/details/19/videos

Article 19, Mon Amour!

      L'Article qui fait plus de mal que du bien!,le Maroc, version MARCHES!
   Non,je ne marcherai pas le 13 avril, en réaction uniquement à cette VIDEO...et voila pourquoi! On oublie quelques revendications,vous me direz bien ,quand on a que l oubli ...sauf qu ici l oubli ne sert absolument a rien.

Récapitulons de sources MAP et EFE
Des dizaines d'ONG marocaines organisent une marche pour l'égalité des femmes dimanche 13 avril à Rabat. Le but étant d'exiger la mise en œuvre d'une politique visant à assurer l'égalité des femmes au Maroc.
« Des organisations féministes, des organisations des droits de l'homme et des associations berbères regroupées dans la « Coalition civile pour l'application de l'article 19 de la Constitution » sortiront tous dans la rue pour réclamer la nécessité de promouvoir et parvenir à l'égalité entre les femmes et les hommes au Maroc », a déclaré l'activiste Ahmed Asid, un membre de cette coalition, à l'agence de presse espagnole EFE.

Asid a également souligné la nécessité d'adopter, et au plus vite, la loi de la nouvelle constitution dont l'article 19 stipule que les hommes et les femmes sont égaux dans leurs droits politiques, économiques, sociales, culturels et environnementales et de mettre fin à toutes les formes d'inégalité : la violence domestique, le mariage de mineurs, l'inégalité des salaires, la polygamie et l'analphabétisme.

Je signe la PÉTITION

Pétition
Pour la mise en application de l’article 19 de la constitution marocaine par :

- La mise en place d’urgence de l’Autorité de la Parité et de la Lutte contre toutes les discriminations.

- La promulgation d’urgence de la loi cadre globale pour l’éradication de la violence de genre

- La refonte du code pénal et la révision de toutes les législations nationales (code de la famille, code de la nationalité, code de travail, code civil….etc.) pour garantir et protéger les droits humains des femmes.

- la mise en place de nouvelles politiques publics pour protéger les droits économiques et sociaux des femmes et garantir aux femmes une meilleure représentation dans les lieux de pouvoir: conseils d’administration, conseil de surveillance, centre financier….

Nous soussignéEs ; intellectuel(le)s, artistes, écrivainEs , militantes et militants des droits humains des femmes , membres de la société civile , décideurEs économiques , cadres et responsables politiques ou simples citoyen(ne)s

Je considère toutes les considérations

Considérant
-Les engagements du Royaume du Maroc dans le préambule de la constitution de 2011 affirmant » son attachement aux droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus « ,

- L’article 19 de la même constitution stipulant que » L’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, .. «

- L’article 164 de la même Constitution marocaine qui prévoit la mise en œuvre de L’Autorité pour la Parité et la Lutte contre toutes formes de discrimination (APALD), comme un mécanisme indépendant de proposition, de reddition de comptes et de suivi des politiques publiques en matière de genre.

-L’engagement de l’Etat marocain au plus haut niveau depuis le message royal du 10 décembre 2008 annonçant la levée par le Maroc, Etat partie à la CEDAW depuis 1993, de ses réserves sur cette convention.

-L’adhésion annoncée du Maroc en 2012 au protocole facultatif de la CEDAW, permettant d’enregistrer les plaintes des femmes marocaines auprès du » Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes » de l’Onu.

- l’engagement du Maroc dans le cadre des objectifs du millénaire (OMD) de Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; notamment au niveau de l’éducation, de l’emploi, de la formation et de la représentation politique ;


Je constate avec indignation

Constatons avec indignation que :
Alors que le mouvement féminin marocain revendiquait l’interdiction du mariage des mineures, l’opinion publique a été choquée par l’intention du ministère de la justice de présenter un projet de loi pour l’abaissement de l’âge de mariage à 16 ans.

Ainsi tous les engagements précités restent loin de la concrétisation et demeurent otages des politiques gouvernementales et étatiques obstructives réellement en œuvre.

Le gouvernement persiste à ignorer les engagements constitutionnels et internationaux du pays, en particulier ceux figurant dans l’article 19 de la constitution.

- l’absence encore patente d’une législation appropriée pour l’éradication des violences faites aux femmes.

- L’aggravation en cours de la discrimination affectant les femmes illustrée par les indicateurs suivants :

a. Taux de prévalence de la violence à l’égard des femmes âgées de 18 à 64 ans au Maroc est de 62,8%.(HCP).

b. Taux d’analphabétisme (en %) de la population âgée de plus 10 ans parmi les femmes (50,8 %).(2011) Et 64,7% dans le milieu rural.

c. Taux d’activité (en %) de la population féminine âgée de 15 ans et plus a été de 25,5% en 2011 soit moins que celui d’il ya dix ans (29 ,8% en 2000).

d. 86% des femmes chefs de ménage n’ont aucun diplôme.

e. L’accès des femmes au poste de décision dans la fonction publique et la haute administration, reste encore très limité: Seuls 6% des secrétariats généraux sont détenus par des femmes. en 2013, seulement 11% directrices et 16% ambassadrices, alors qu’elles représentent 31,4% des cadres supérieurs et membres des professions libérales et 41,9 % des cadres moyens.

f. L’augmentation du taux de féminisation de l’emploi d’aide familiale (comme emploi principal) soit 57,3 % (2011) au niveau national et la diminution du taux de féminisation du travail salarié qui est passé de 21,7 % en 2000 à 19,5% en 2012.

g. La montée du chômage parmi la population féminine dont le taux a été de 30,6 % en 2011,

h. Quant au taux de chômage (en %) parmi les jeunes femmes diplômées de l’université, il était en 2011 de l’ordre de 28,5 %.

i. Les inégalités des salaires pénalisent les femmes (moins 30%)

k. La situation des femmes Soulaliyates qui continuent de souffrir la discrimination en matière de droit à l’indemnisation égale aux hommes, surtout que la circulaire du ministère de l’intérieur en mars 2012 demeure presque partout inappliquée.

l. santé maternelle : Il s’agit notamment de la mortalité maternelle, actuellement de 112 pour 100.000 naissances (148 dans le milieu rural), l’assistance lors de l’accouchement au milieu rural ne dépasse pas 56,7% . Le taux de mortalité infantile est actuellement de 28,8 pour 1000 naissances.

m. Les mariages des mineures sont passés de 18000 en 2004 à 39031 en 2011 avec un taux de11, 99% des mariages sans parler de certains de ces mêmes mariages qui se déroulent hors du circuit légal et finissent par se formaliser après la majorité de la mariée.

Je raisonne bien que la raison a ses raisons!!

Pour toutes ces raisons,
Nous appelons fermement le gouvernement marocain, conformément aux prérogatives et obligations qui lui reviennent constitutionnellement, à assumer ses responsabilités et mettre rapidement en application les dispositions de l’article 19 de la constitution.

Nous appelons le gouvernement marocain à honorer ses engagements internationaux souverainement pris dans ce domaine.